CIRPES - Centre Interdisciplinaire de Recherches sur la Paix et d'Etudes Stratégiques
---------------------------
<naviguer>
---------------------------

Le Débat stratégique

L’équipe

Les Cahiers d’études stratégiques

Le débat stratégique n° 81 - Septembre 2005

Le débat stratégique N° 102 - Mars 2009

Le débat stratégique N° 90 - Avril 2007

Le débat stratégique n° 100 -Novembre 2008

Le débat stratégique N° 101 - Janvier 2009

Le débat stratégique N° 103 - Mai 2009

Le débat stratégique N° 104 - Juillet 2009

Le débat stratégique N° 105 - Septembre 2009

Le débat stratégique N° 106 - Novembre 2009

Le débat stratégique N° 107 - Janvier 2010

Le débat stratégique n° 79 - Mars 2005

Le débat stratégique n° 80 - Eté 2005

Le Débat stratégique n° 82 - Novembre 2005

Le débat stratégique n° 83-Janvier 2006

Le débat stratégique n° 84-Mars 2006

Le débat stratégique N° 85 Mai 2006

Le débat stratégique N° 86-Juillet 2006

Le débat stratégique n° 87 Septembre 2006

Le débat stratégique N° 88-Décembre 2006

Le débat stratégique N° 89-Janvier 2007

Le débat stratégique n° 91 Mai 2007

Le débat stratégique n° 92 Juillet 2007

Le Débat stratégique N° 94 Novembre 2007

Le Débat stratégique N°93 Septembre 2007

Le débat stratégique N°95-Janvier 2008

Le débat stratégique N°96- Mars 2008

Le débat stratégique N°97 Juin 2008

Le débat stratégique N°98 Juillet 2008

Le débat stratégique N°99 Septembre 2008

---------------------------
<dans la même rubrique>
---------------------------

Défense européenne et démocratie

L’illégalité internationale des frappes préemptives et préventives

Dosage de la carotte et du bâton dans le sud stratégique

Pourquoi la Suisse a-t-elle rejoint l’espace Schengen ?

La guerre en Irak bouleverse le tissu industriel américain de l’armement

Notes de lecture


Bienvenue > Le Débat stratégique > Le débat stratégique n° 81 - Septembre 2005 > Editorial : Palestine : L’impasse stratégique

Editorial : Palestine : L’impasse stratégique

27 octobre 2005

Le voyage en France et aux États-Unis de M. Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne, visait à récolter quelques promesses des États-Unis et de l’Europe mais il se termine dans un brouillard épais.

Le président Bush ne s’engage à aucune pression devant accélérer le virage de la politique israélienne dans la direction d’une paix viable. La guerre israélo-palestinienne malgré le cessez-le feu relatif se poursuit donc avec maintien d’un régime d’occupation coercitif en Cisjordanie.

Le changement espéré après l’évacuation de Gaza n’a pas lieu. Le refus d’envisager le retrait des colonies de Cisjordanie et le report sine die de toute négociation est un défi lancé au calendrier de la feuille de route. On peut envisager plusieurs stratégies pour amener Israël à rechercher la Paix plutôt que l’apartheid. Mais les partisans d’une négociation doivent d’abord renoncer à chercher avant tout l’appui américain.

Une hypothèse, optimiste, serait que l’Europe prenne franchement le relais des États-Unis par une interposition pour mettre fin au régime d’occupation, entreprendre la reconstruction et améliorer la vie quotidienne. Tous ces projets devraient au moins être poussés au conseil de sécurité de l’ONU jusqu’au test du véto américain peut-être évitable.

Une autre hypothèse est que, cessant de s’adresser à Washington les Palestiniens désormais s’activent à tous les niveaux pour s’emparer d’un espace de débat politique et social direct avec la société civile israélienne, lassée de cette guerre « victorieuse » sans fin. Que l’autorité palestinienne solennellement ou quotidiennement démontre qu’Israël est lui même enfermé dans un système sans issue et devrait pour en sortir faire un effort au moins équivalent à celui qu’on exige des Palestiniens, pour remettre la vraie négociation sur les rails qu’elle a quittés depuis l’assassinat de Rabin.

Une hypothèse pessimiste qui apparaît dans la presse israélienne (Haaretz) c’est que la troisième Intifada devient inévitable soit que Hamas décide à un moment donné de mettre fin au cessez-le-feu soit que le Fath lui-même ne puisse plus faire autrement que de reprendre les hostilités contre les troupes d’occupation et les milices de colons, comme c’est son droit, tout en interdisant les attentats suicides visant des civils.

Dans cette hypothèse, le Président Abbas démocratiquement élu, aurait intérêt à réclamer une protection de l’ONU ou à retirer son gouvernement du territoire Cisjordanien occupé et à proclamer en exil l’indépendance de la Palestine pour organiser la résistance et la libération, comme de Gaulle à Londres en refusant de finir comme Arafat otage dans la Muqata ou comme Pétain à Vichy.

DS


 


Imprimer cet article

Cet article au format PDF

  [Haut de page]