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Note de lecture


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Résistance et Libération au Moyen-Orient

9 juin 2008

Quand l’espoir d’une Libération se transforme en certitude d’un nouvel esclavage, il n’existe aucun recours autre que la violence ou la religion, ou les deux. La rose et le réséda.

Cette catastrophe a frappé deux fois le peuple palestinien : Une première fois avec la décolonisation lamentable que le Royaume Uni à orchestré mollement et qui a donné l’exode de la naqba et le dépeçage entre Jordanie et Egypte de deux lambeaux des territoires attribués à la Palestine Arabe par l’ONU. Une deuxième fois après l’assassinat de Rabin, la fin d’Oslo. Israël tout en négociant avait vivement mené la prédation active de la terre et de l’eau par les colonies et remis en forme le maintien de l’état de guerre contre une population occupée désarmée et vaincue - une invention qui lui est propre et constitue un crime de guerre. Israël devient de plus en plus gênant pour les real-politiciens de tous bords, car il paraît une des causes permanentes de l’extension du terrorisme islamiste en tant que posture légitime de résistance à l’oppression. Faut-il, pour contenir l’islamisme, renforcer globalement l’Oppression ou, au contraire, favoriser la Résistance et la libération ?

Pour éviter un diagnostic paranoïde propre aux « visions globales », on doit distinguer les caractères exceptionnels et particuliers de chaque foyer local d’islamisme populaire en état de guerre, comme résistance à l’occupation.. On peut en distinguer quatre :

1. La vie sous occupation et assassinat ciblé en Cisjordanie et Gaza d’une population désarmée et assiégée (affamée et assoiffée), 2. la résistance armée des populations paysannes pauvres du sud et des populations chiites récemment repliées sur les villes, au Liban contre un retour à l’occupation israélienne, 3. les milices armées vengeresses ou maffieuses crées par les manœuvres américaines intercommunautaires floues et massacreuses et la destruction socio-politique de l’Iraq.(Falloudja, Sadr City) 4. La ruine du succès libératoire initial par les bavures américaines, la corruption de l’aide économique et la narco-économie du pavot, expliquant le retour des guérillas Taliban après une année de repli

Il est impossible et absurde d’attribuer l’existence de ces foyers de résistance populaire au complot islamiste global, même si elle est accompagnée d’intégrisme religieux et de quelques transferts d’armes. Il n’est pas non plus raisonnable d’y voir essentiellement l’action indirecte de pouvoirs d’Etat du grand voisinage/, comme l’Iran, la Syrie, le Pakistanais, voire l’Egypte sous pression de ses Frères Musulmans. Il existe, dans chacun de ces cas, une configuration locale déterminante : l’occupation militaire prolongée et illégitime, qui entretient ; comme une représentation populaire vivante/, le droit à la résistance ou à l’insurrection.

Le facteur principal du désordre est devenu l’intervention militaire extérieure « moderne », donc sans objectif politique, c’est à dire la doctrine américaine d’emploi des forces dans les conflits asymétriques sans autre reconstruction économique que l’établissement autoritaire, du libéralisme économique, et la doctrine israélienne/, qui est son application tactique à l’échelle urbaine et suburbaine, et généralise le déploiement des Murs.

Pour l’Europe, y contribuer c’est jouer au pompier pyromane. Pour la France c’est la négation des principes de la République. Il faut éviter que ce système militaire impérial d’autodestruction de la paix se propose comme doctrine stratégique globale de « l’occident ».

La conjoncture permet sans doute grâce à l’abaissement des Etats Unis et l’usure morale d’Israël de pousser à la fois au Liban en Palestine et en Afghanistan une phase de retour actif à la paix. Ce ne serait pas le moment pour l’Europe ni pour la France de glisser vers une complaisance à l’égard des doctrines américaines d’OPEX mais de chercher à en neutraliser les effets par un retour au politique et à la diplomatie.

ds


 


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