31 juillet 2007
Patrick HAAS (dir.), Atlas 2007. Panorama économique du marché de la sécurité, Technopresse - En toute sécurité, Paris, 2006, 248 pages, 260 euros.
La 16ème édition de ce guide économique du marché de la sécurité mérite vraiment l’examen. L’ouvrage en effet donne une vue d’ensemble particulièrement complète de ce secteur d’activité souvent mentionné et rarement défini. Selon l’atlas, le chiffre d’affaires de la sécurité en France en 2005 c’est 16,3 milliards d’euros, quand le budget du ministère (police et gendarmerie additionnées) est de 15,7 milliards. Et l’ouvrage présente les résultats des 1 488 entreprises françaises concernées par ce secteur (en tête le bureau Veritas avec 1,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires).
Mais le volume vaut aussi par la classification qu’il présente des activités de sécurité, divisées en 27 grands domaines, ainsi que par les informations plus globales qu’il fournit : il publie un classement des 15 leaders mondiaux du Homeland security, dont 13 sont américains, avec en tête Dyncorp (1,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires).
Le marché français de homeland security représente 2 milliards d’euros dont les catégories les plus importantes sont le matériel antiterroriste (586 millions d’euros) et la sécurité aéroportuaire (327 millions d’euros ). Les classements européens (page 217 sq.), les tableaux par secteur et les analyses qui accompagnent les données font de cet ouvrage un instrument de référence indispensable pour qui veut travailler sur le domaine de la sécurité en France et en Europe.
Todd SANDLER, Keith HARTLEY (ed.), Handbook of Defense Economics. Defense in a Globalized World ; North-Holland, Amsterdam etc., 2007, 658 pages, index des noms, index des sujets, bibliographie par chapitre
Voici donc le deuxième volume du manuel d’économie de la défense des spécialistes britanniques. Seize chapitres rédigé par vingt cinq auteurs de référence prolongent les travaux du premier volume dans la cadre d’un monde « globalisé ». Ce volume abord en particulier des questions transversales comme le changement des guerres, les nouvelles technologies, les conflits asymétriques, les guerres civiles, les opérations de maintien ou d’imposition de la paix, l’analyse économêtrique de la course aux armements, la reconversion, la concentration des industries d’armement.
Le manuel est évidemment un usuel indsipensable.
Jean-Paul Hébert