---------------------------
<naviguer>
---------------------------
Le Débat stratégique
L’équipe
Les Cahiers d’études stratégiques
Le débat stratégique n° 92 Juillet 2007
Le débat stratégique N° 102 - Mars 2009
Le débat stratégique N° 90 - Avril 2007
Le débat stratégique n° 100 -Novembre 2008
Le débat stratégique N° 101 - Janvier 2009
Le débat stratégique N° 103 - Mai 2009
Le débat stratégique N° 104 - Juillet 2009
Le débat stratégique N° 105 - Septembre 2009
Le débat stratégique N° 106 - Novembre 2009
Le débat stratégique N° 107 - Janvier 2010
Le débat stratégique n° 79 - Mars 2005
Le débat stratégique n° 80 - Eté 2005
Le débat stratégique n° 81 - Septembre 2005
Le Débat stratégique n° 82 - Novembre 2005
Le débat stratégique n° 83-Janvier 2006
Le débat stratégique n° 84-Mars 2006
Le débat stratégique N° 85 Mai 2006
Le débat stratégique N° 86-Juillet 2006
Le débat stratégique n° 87 Septembre 2006
Le débat stratégique N° 88-Décembre 2006
Le débat stratégique N° 89-Janvier 2007
Le débat stratégique n° 91 Mai 2007
Le Débat stratégique N° 94 Novembre 2007
Le Débat stratégique N°93 Septembre 2007
Le débat stratégique N°95-Janvier 2008
Le débat stratégique N°96- Mars 2008
Le débat stratégique N°97 Juin 2008
Le débat stratégique N°98 Juillet 2008
Le débat stratégique N°99 Septembre 2008
---------------------------
<dans la même rubrique>
---------------------------
Le ghetto palestinien : vers la fin du sionisme ?
La Turquie va-t-elle s’enliser en Irak ?
Le recrutement dans l’Armée de terre : force et faiblesse d’une armée professionnelle
Un livre blanc pour l’autonomie stratégique
Pour une agence française du désarmement
Armements et énergie, frères siamois de la nouvelle puissance russe ?
Notes de lecture
|
Bienvenue >
Le Débat stratégique >
Le débat stratégique n° 92 Juillet 2007 >
Diplomatie à double face
Diplomatie à double face
7 août 2007
Dans la gestion américaine de la défense antimissile, il y a une double face : les démonstrations visibles, faites pour l’opinion, principalement l’opinion intérieure des Etats-Unis et les décisions concrètes, moins mises en scène mais réelles.
Les démonstrations visibles c’est le « sommet du homard » selon l’expression dont la presse a affublé la rencontre Bush - Poutine de juillet 2007. Le président américain invite son homologue russe dans la propriété de ses vieux parents. En bras de chemise, on se tutoie et on part à la pèche, en se donnant du Vladimir long comme le bras.
Et puis il y a la réalité.
Les Etats-Unis veulent à tout prix installer leurs moyens complémentaires de défense anti-missiles en Europe de l’Est, missiles en Pologne et radar en Tchéquie. Ce radar serait relié aux radars d’alerte avancée déjà installés en Europe (Thulé au Groenland, Fylingdales en Grande-Bretagne, Vardo en Norvège). L’efficacité opérationnelle réelle d’un tel système est très discutable : ne serait-ce qu’à cause de la taille : 54 engins en tout. On sait de plus que les tests réalisés jusqu’à présent sont loin de valider les systèmes existants. L’objectif est donc plus politique que véritablement technique. Installer des moyens supplémentaires engluant un peu plus l’Europe dans le système militaire américain, « tourner » par l’est les pays qui ont récemment pris des distances avec les choix politiques d’outre-atlantique, voilà quels sont les bénéfices principaux que George Bush peut espérer tirer de la défense antimissile. Sans compter le coin supplémentaire enfoncé entre les principaux pays de l’Union.
Au nom de la rationalité, Vladimir Poutine propose d’utiliser la base radar de Gabala en Azerbaïdjan et celle qui est en construction à Armavir dans le Caucase et d’ouvrir à Bruxelles et Moscou des centres conjoints d’information sur les tirs de missile.
Le président américain trouve l’idée constructive, mais n’en démord pas « il faut des installations en Pologne et en Tchéquie », preuve que l’objectif réel c’est bien l’extension américaine en Europe et non pas la protection contre les arrogants missiles iraniens ...
DS
|
Imprimer cet article
Cet article au format PDF
|