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Note de lecture

Jean-Paul Hébert

Par Jean-Paul Hebert , 15 avril 2007

Jacques Fontanel, La globalisation en « analyse ». Géoéconomie et stratégie des acteurs, L‘Harmattan, Paris, 2006, 626 pages Dans cet important volume, l’auteur commence par faire la synthèse des dimensions économiques de la globalisation, en soulignant en particulier le rôle central donné au marché par le discours dominant, de pair avec une contestation du rôle de l’Etat et la remise en cause des dimensions nationales affrontées aux technologues du savoir et de l’immatérialité, fondement de la mondialisation marchande.

Certaines théories économiques (Pettis, Luttwak, Thurow, ...) de la mondialisation soulignent les aspects dangereux du phénomène ? Cette première partie concluant sur les performances mitigées du système libéral note « le mondialisme fait régner l’idéologie d’un marché planétaire dominant, sans frontières.

Il conduit à l’impérialisme des valeurs économiques libérales » (page113) . La deuxième partie de l’ouvrage passe en revue les grands acteurs de la mondialisation économique : les Etats qui restent selon Fontanel des acteurs incontournables, les organisations internationales, les spéculateurs financiers, les firmes multinationales et les organisations non-gouvernementales.

La troisième partie enfin, (« une économie de marché globale en contestation ») aborde les questions stratégiques : les conflits et guerres économiques d’une part et la « pax americana » d’autre part. Sur le premier sujet, l’analyse, appuyée sur une présentation détaillée des rapports de force militaire et une mise en perspective de la guerre comme instrument de puissance économique, souligne en particulier la transformation de la nature des guerres, qui loin des « illusions » libérales, s’inscrit aujourd’hui « délibérément , mis pas exclusivement dans la sphère économique » (page 298). Sur le deuxième aspect, Fontanel écrit « la question fondamentale est alors de savoir si la globalisation ne conduit pas à une « américanisation », à la pax americana ».

Dans la lignée de Baudrillard, l’ouvrage se conclut sur l’opposition entre mondialisation et universalité : « la mondialisation est celle des techniques, du marché, du tourisme, de l’information marchande. L’universalité est celle des valeurs, des droits de l’Homme, des libertés, de la culture, de la démocratie. » La confrontation est effectivement radicale.


 


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