CIRPES - Centre Interdisciplinaire de Recherches sur la Paix et d'Etudes Stratégiques
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Menace principale pour la sécurité européenne : le néolibéralisme guerrier

Une action de formation en zone à risque ?

L’unification du syndrome d’insécurité

Livre blanc et opérations en cours

La tension monte et il y a menace de guerre avec l’Iran

Diplomatie à double face

La divergence euroaméricaine devient un conflit stratégique

Libre marché de la diplomatie au Moyen Orient : approche de la grande guerre ou espoir de paix ?

Fin de la « guerre juste », possibilité de « paix juste » ?

Trois guerres punitives châtiant des électorats communautarisés

Le rôle du justicier

Un livre blanc nucléaire

L’impasse de « l’occupation expéditionnaire »

Autonomie par le poids et leadership par la menace

Affrontement stratégique autour du gaz

Au sommaire du Débat stratégique N° 82 Novembre 2005

Palestine : L’impasse stratégique

Retour vers l’échelle interétatique

Vers le marché de la sécurité


Bienvenue > Editos > Pour quels résultats ?

Pour quels résultats ?

15 octobre 2006

Les trois soldats israéliens n’ont pas été libérés. Les bombardements israéliens (3000 bombes par jour) ont tué 1183 civils au Liban (dont un tiers d’enfants) et en ont blessés 4054. 15 000 maisons d’habitation abritant 300 000 Libanais sont totalement détruites. 39 écoles, hôpitaux et bibliothèques, 76 ponts ont été détruits, 94 routes ont été endommagées. Le Hezbollah a tiré 3600 à 4000 roquettes, faisant 43 morts civils en Israël et 4262 blessés (plus précisément, selon l’ambassade d’Israël : 33 personnes blessées sérieusement, 68 modérément, 1388 légèrement et 2773 personnes traitées pour « choc et anxiété ») [1] . Les dégâts sont estimés à 3 milliards de dollars au Liban.

Le responsable de la coordination des programmes anti-mines de l’ONU au Liban, Chris Clark, a confirmé que les équipes des Nations Unies ont découvert jusqu’ici 390 sites contaminés par les bombes à fragmentation. A « l’ombre » de la guerre au Liban, les destructions d’infrastructures continuent à Gaza qui a compté depuis le début de l’offensive israélienne 225 morts et 888 blessés. Le Hezbollah, jusqu’ici marginalisé politiquement à cause de sa dépendance envers l’Iran, a aujourd’hui gagné la place de symbole de la résistance efficace face à l’armée et à l’occupation israélienne et si le Hamas reste interdit de gouvernement et de négociation malgré son approche de la grande coalition, Israël peut s’attendre à une montée du jihad islamique, , mercredi 11 octobre 2006 ce sera sa troisième fuite en avant vers la « négation politique de l’adversaire », après la destruction d’Arafat, la démolition de Mahmoud Abbas, la malédiction du gouvernement Hamas, l’assassinat du Djihad ? Israël s’enfouit dans l’impasse.

Et l’Union européenne, plombée politiquement par l’orientation atlantiste des nouveaux pays membres, est incapable de peser sur le cours des évènements. Pourtant, si l’on veut sortir de la confusion meurtrière, il serait utile de penser une stratégie de défense et de sécurité de l’Europe au Moyen-Orient. Il serait urgent d’organiser un forum - formel ou informel, groupant ONG et militaires de l’Eurocorps ayant une expérience des peace operations- chargé de définir la mise au point d’une capacité d’intervention conforme aux objectifs politiques de l’Europe et donc capable de contrer les aberrations capacitaires de la culture stratégique américaine .

DS


Sommaire du Débat stratégique N°87- Septembre 2006

Pour quels résultats ?

Alain Joxe : Israël en Palestine et au Liban et guerre d’Iraq : l’unilatéralisme imperial et les guerres asymétriques :

Thierry Allemand : L’opération israélienne au Liban : une fiche technique critique

Jean-Paul Hébert : Palestine/Liban/Israël : les chronologies sont politiques

Jean-Paul Hébert : Le libéralisme et la souveraineté politique

Notes de lecture


[1] On ne connaît pas le nombre de personnes, au Liban et à Gaza, traitées pour « choc et anxiété »

 


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