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Sous presse : Alain JOXE « La Globalisation Stratégique »
Sous presse : Alain JOXE « La Globalisation Stratégique »
16 mars 2006
Cahier d’études stratégiques N°40-41
Alain JOXE « La Globalisation Stratégique ».
300 pages, 30 euros.
Cet ouvrage regroupe des contributions constituant un fond de tableau de la métamorphose stratégique des quinze dernières années (1990-2005) avec pour objectif théorique de cerner progressivement une définition précise du processus de la globalisation, envisagée du point de vue stratégique.
L’érosion de tous les Etats-nations par l’assaut de la dérégulation néolibérale laisse à nu l’interdépendance de la violence capacitaire des nouveaux armements et de l’économie mathématisée.
Une nouvelle anthropologie de l’interaction des identités collectives dans des relations conflictuelles, économiques et militaires est nécessaire. Il fallut étudier cette réarticulation économie-violence par petits chantiers, pour construire la représentation théorique exacte de cette interdépendance dans la globalisation, c’est à dire dans la délocalisation de la souveraineté, qui se concentre de facto dans l’Empire Américain global, dans les grandes confédérations en formation, comme l’Europe, et dans des « souverainetés d’entreprises », dont la politologie reste à faire.
La première partie traite de la transformation des « fondements » de la stratégique (à la suite de Poirier) et revisite la dialectique du combat de Clausewitz et la logistique jominienne modernisée. Elle décrit une topologie de la prédation d’empire, née de l’électronique de gestion, qui encadre l’avènement du « temps réel » et certains « espaces virtuels » d’addictions formant marchés captifs.
La deuxième partie est une anthropologie des transformation des identités stratégiques, dans le désordre et l’insécurité des guerres cruelles à la fin de la bipolarité.
La troisième partie se promène dans quelques représentations stratégiques tirées du théâtre tragique ou de l’anthropologie et la psychosociologie de la guerre et de la paix.
La quatrième partie aborde l’évolution récente des nouvelles frontières de la violence à toutes les échelles.
Par l’érosion des identités géographiques de bon voisinage, la globalisation stratégique met aujourd’hui en cause l’existence même de la démocratie.
C’est pourquoi l’auteur propose en conclusion de nommer « Fascisme global » le résultat tendanciel de la transformation en cours, tout en conservant l’idée qu’une défense efficace de la démocratie sociale reste probable à l’échelle mondiale.
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